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Chartres (28) – Opération archéologique de Saint-Martin-au-Val : Etude palynologique

Prélèvement palynologique en stratigraphique, ARKEOMAP, Loïc GAUDINCette étude présente les résultats de l’analyse palynologique de quatre prélèvements  réalisés lors de la fouille du bassin antique du site de Saint-Martin-du-Val à Chartres (28), opération archéologique C128.17. Les prélèvements ont été réalisés dans des niveaux postérieurs à l’abandon du bassin antique.

Ce rapport fait suite a une pré-étude qui visait à estimer le contenu palynologique de six prélèvements. Seulement quatre prélèvements ont été retenus.
Le site a été fouillé par le service archéologique de la ville de Chartres sous la direction
de Monsieur Bruno Bazin. L’étude a été commandée par le service avec l’accord de son responsable Monsieur Laurent Coulon.

La fouille archéologique d’un bassin situé à proximité du sanctuaire antique de Saint-
Martin-du-Val (28), concerne un vaste complexe cultuel occupé entre le 1er siècle et le
IIIe siècle.

Les conditions taphonomiques du site sont particulières car les vestiges se trouvent dans
la zone alluviale, ennoyées sous le niveau de l’Eure. Cette situation procure des
conditions anaérobies pour les niveaux stratigraphiques les plus profonds, contextes à
priori favorables à la conservation des restes organiques et des pollens.
Dans l’état actuel des fouilles, le bassin possède un comblement singulier constitué de
bois enchevêtrés et emmêlés qui semblent avoir été brûlés. Leur excellent état s’explique
par une conservation en milieu humide.

Les prélèvements ont été réalisés le long de la colonne stratigraphique au moment de la
fouille (mai 2017).

Les résultats obtenus décrivent  un paysage en déprise agricole, marqué par la reconquête
forestière : les arbres pionniers tels que le noisetier et le bouleau sont en augmentation
alors que les indices d’activités agricoles (céréaliculture) et d’occupations humaines sont
quasiment absents.

Le Perreux-sur-Marne (94) – Opération du quai d’Argonne : Etude palynologique

L’étude présente les résultats de l’analyse palynologique de trois
prélèvements réalisés lors de la fouille du site du Quai d’Argonne, en bord de Marne, sur la commune de Le Perreux-sur-Marne (94).
Le site a été fouillé par le service archéologique du Val-de-Marne sous la direction de Madame Elise Allaoua. L’étude a été commandée par le service avec l’accord de son responsable Madame Pascale Bastian.

Les prélèvements étudiés proviennent de sondages réalisés dans la zone alluviale
de la Marne (cf descriptions stratigraphiques, Fig. 8). Ces sondages ont atteint la
nappe alluviale dans les niveaux les plus profonds, contexte probablement resté
anaérobie et ayant ainsi permis la conservation pollinique. Ces niveaux ne sont pas
interprétés comme étant des niveaux anthropiques, mais il a été jugé intéressant
d’étudier ces restes afin d’obtenir des informations paléo-environnementales.

Les niveaux « supérieurs » ont permis d’obtenir une description de la mosaïque paysagère correspondant à la seconde moitié du Subatlantique. Les résultats décrivent un paysage anthropisé avec la détection de taxons de céréales, seigle, chanvre/houblon. Quelques pollens de noyer ont aussi été remarqués.
La composition pollinique du niveau le plus profond correspond a une période antérieure avec l’association de chêne, tilleul, orme,  l’absence du hêtre du charme et des taxons allochtones.

 

Le Perreux-sur-Marne (94) – Opération du quai d’Argonne : Etude de bois archéologiques

Ce rapport présente les résultats des études xylologiques de fragments de bois prélevés lors de la fouille du site du Quai d’Argonne, en bord de Marne, sur la commune de Le Perreux-sur-Marne.
Le site a été fouillé par le service archéologique du Val-de-Marne sous la direction de Madame Elise Allaoua. L’étude a été commandée par le service avec l’accord de son responsable Madame Pascale Bastian.

Les niveaux sondés ne sont pas interprétés comme étant des niveaux anthropiques,
mais il a été jugé intéressant d’étudier ces restes dans un objectif de
compréhension paléo-environnementale. Les datations de niveaux sont en cours.

Environ 25 fragments ont été étudiés pour 7 lots. Six taxons ont été déterminés sur l’ensemble du site. Les taxons qui ont été  les plus identifiés sont par ordre d’importance : l’orme (Ulmus sp.) retrouvé dans trois prélèvements, l’aulne (Alnus sp.), le chêne (Quercus sp.), la vigne (Vitis sp.) identifiés dans deux lots, suivent le bouleau (Betula sp.) et le sureau (Sambucus sp.) avec une occurrence.

 

 

La Bouëxière (35) – Journées Européennes du Patrimoine 2017 : visite et initiation à la fouille

L’association BUXERIA associée à ArkéoMap organiseront deux visites guidées du site de Chevré lors des journées du patrimoine, le dimanche 17 septembre 2017. RDV à 10h30 et 14h30 (durée de la visite environ 2h).

La visite suivra un parcours le long de différents points d’intérêts du site : pont « romain » (XIIIe), vestige du moulin (XIIIe), motte et vestiges de la tour (XII–XIIIe), chapelle (XII–XVIIe).

D’autre part nous prévoyons trois séances d’initiation à la fouille archéologique pour les enfants de 8 à 12ans (mise en œuvre autour d’un simulateur de fouille).

Ces séances se dérouleront à l’intérieur de la chapelle de Chevré et seront programmées à 10h30, 14h30 et 16h (durée environ 1 heure). Douze places sont disponibles par séance aussi il est préférable de réserver.
Réservation par email : contact.buxeria@gmail.com (préciser Prénom, nom et horaires souhaitées).

Tarif : 3 euros / enfant

Contact : Loïc Gaudin, président de l’association BUXERIA Archéologie Histoire de La Bouëxière
Email : contact.buxeria@gmail.com
Tel. 06 52 90 06 46
site Web : www.buxeria.wordpress.com

Waldbillig (Luxembourg) : Opération de la grotte de Karelslé – étude palynologique

Le site a été fouillé par le Centre National de Recherche Archéologique du Grand-Duché de Luxembourg. L’étude a été commandée par le service préhistorique par l’intermédiaire de M. Laurent Brou, avec l’accord de son directeur M. Foni LE BRUN-RICALENS.

La fouille archéologique de la grotte diaclase de Waldbillig – Karelslé a permis de révéler des niveaux s’étendant du Mésolithique au Haut moyen-âge.
Afin d’effectuer des analyses polliniques, des prélèvements ont été réalisés directement en stratigraphie. Les analyses polliniques ont été réalisées par J. Heim durant les années 1992 (échantillons 1 à 39).
Les 40 échantillons correspondant à des niveaux holocènes ont été étudiés. Ils sont répartis le long de quatre « colonnes » stratigraphiques. L’étude archéologique des couches a permis d’établir des corrélations entre ces colonnes.

La lecture du contenu pollinique des quatre séquences a permis d’identifier des zones polliniques. En raison du faible nombre de niveaux polliniques dans chaque séquence, il n’a pas été possible d’établir de véritables phases écologiques ni de chronozones. Le travail a surtout consisté à décrire et rechercher des correspondances entre les zones polliniques des différentes séquences (figure 1). Notons que certains faits archéobotaniques constatés dans les séquences 3 et 3bis rendent compliqué la corrélation avec les autres séquences.

Tenant compte de la stratigraphie archéologique et de faits archéobotaniques (ex. identification d’association forestières comme la chênaie diversifiées typique de la période Atlantique, des premières attestations de hêtre caractéristiques du Subboréal et du développement du charme lors du Subatlantique), nous avons tenté d’établir les grandes périodes climatiques dans la proposition de correspondances des zones polliniques.

Hérouvillette (14) : Opération de la RD 513 – étude palynologique

Cette étude présente les résultats de l’analyse palynologique de dix prélèvements réalisés lors de la fouille du site de Hérouvillette (14), opération archéologique de la RD513. Les prélèvements ont été réalisés dans des structures attribuées aux périodes
antiques et de La Tène.
Ce rapport fait suite a une pré-étude qui visait à estimer le contenu palynologique de quinze prélèvements. Seulement dix prélèvements ont été retenus.
Le site a été fouillé par le service départemental d’archéologie du Calvados sous la
direction de Monsieur Jan VERNON. L’étude a été commandée par le service avec l’accord
de sa directrice Madame Nicola COULTHARD.

Les dix prélèvements étudiés permirent d’obtenir des diversités (ex. 12 à 21 taxons par
échantillon) et des concentrations polliniques (210 à 1208 grains/cm3) assez faibles,
mais somme toute attendues pour ce type de contexte sédimentaire.
Les structures étudiées ne sont à priori pas restées saturées en eau, aussi l’oxydation des
pollens et des conservations différentielles affectent les résultats (ex. sur-représentation
des pollens de Cichorioïdées, des spores monolètes et trilètes).
Compte tenu des conservations différentielles observées, il est difficile d’interpréter
pleinement les valeurs quantitatives des résultats.
Ainsi, les taux de pollens d’arbres calculés sont globalement très faibles (presque
systématiquement inférieurs à 5%) ce qui correspondrait à des paysages très ouverts. Ce
constat reste assez cohérent avec les résultats obtenus par ailleurs dans la région. Ainsi
L. Lespez (2005) constate qu’ « à partir de l’Age du Fer, la végétation arborée et
arbustive (chênes, noisetiers) devient très faible » en prenant pour exemple la Mue, à
l’ouest de Caen. Néanmoins, dans le cadre de cette étude, au regard des problèmes de
conservation et de représentativité évoqués, nous ne pouvons complètement affirmer
cette hypothèse.
En revanche, l’étude des associations polliniques a permis d’identifier des groupements
végétaux avec plus de fiabilité et ainsi de décrire les grands traits des paysages
végétaux.

La comparaison des compositions polliniques obtenues à l’intérieur des différentes
structures ne permet pas de percevoir de modifications paysagères majeures. Les
différences sont probablement davantage liées aux fonctionnements et aux dynamiques
sédimentaires propres à chaque structure plutôt qu’à de réels changements de paysages.
Même si les pollens d’arbres sont rares, les taxons identifiés permettent d’identifier la
« chênaie diversifiée » (chêne, tilleul, charme, noisetier, bouleau). Quelques pollens
d’aulne et de peuplier proviennent vraisemblablement de boisements hygrophiles, peut être depuis la zone alluviale de l’Orne.
D’un point du vue qualitatif, ces associations ne sont pas incohérentes vis à vis des
compositions polliniques identifiées dans la région pour la période du début du
Subatlantique. Citons les exemples des études polliniques de la vallée du Dan à Blainvillesur-
Orne par D. Barbier (2011), de la vallée de la Mue par M. Clet-Pellerin ( L. Lespez et
al., 2005), de la péninsule de la Hague par M. Clet-Pellerin (L. Lespez et al., 2004). On note tout de même l’absence de certains taxons régulièrement détectés dans ces autres
études comme l’orme et le hêtre.
Des végétations de cultures associées aux groupements de friches et de jachères mais
aussi de prairies hygro- à mésophiles pâturées suggère un paysage environnant marqué
par les pratiques agro-pastorales.
Des pollens « Cerealia type » (Figure 9) ont régulièrement été détectés, en plus
d’attestations de Cannabis/Humulus (Figure 7) dans plusieurs échantillons.

La Bouëxière (35) – JNA 2017 : Journée de médiation archéologique auprès des classes.

Dans le cadre des Journée nationales de l’archéologie, ArkéoMap associé à l‘association Buxeria et au CERAPAR ont investi le site de Chevré (commune de La Bouëxière) pour présenter l’histoire du site et pour organiser une journée de médiation archéologique auprès de scolaires de deux classes de la commune. Cette journée a été marquée par une initiation à la fouille et à la post-fouille grâce à un simulateur de fouille archéologique.

Le projet s’est concrétisé par l’observation de vestiges d’une tour du XIIIe et par une initiation à la fouille et à la post-fouille grâce à plusieurs simulateurs : fouille d’une inhumation et d’un foyer domestique du Moyen-age. L’accent a été mis sur le relevé archéologique et les différentes techniques de post-fouille dont le cœur de métier d’ArkeoMap : l’archéobotanique.

A une époque où les écrans et la réalité virtuelle apparaissent de plus en plus présentes dans les projets de valorisation archéologique, (ce qui dans bien des contextes peut être un facilitateur d’interprétation incontestable), faire observer, expliquer des vestiges et mettre « la main à la pâte » a été très bien reçu par les enfants et les enseignants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frépillon (95) – Opération de la ZAC des Epineaux – Sect. A – étude palynologique

Juglans. Photo ARKEOMAP - Loïc GAUDINCe document présente les résultats de l’analyse palynologique de six prélèvements réalisés dans un silo de La Tène finale (SI 454) et dans le comblement d’un fossé attribué à la transition «  La Tène ancienne à La Tène moyenne » (Fossé 356) lors de la fouille du site de Frépillon (95), ZAC Epineaux 3.
Ce rapport fait suite a une pré-étude qui visait à estimer le contenu palynologique de neuf prélèvements. Seulement six prélèvements ont été retenus.
Le site a été fouillé par le service départemental d’archéologie du Val d’Oise sous la direction de Madame Caroline Touquet. L’étude a été commandée par le service avec l’accord de son directeur Monsieur Patrice Rodriguez.