Ce document présente les résultats des tests palynologiques de cinq prélèvements réalisés en stratigraphie dans la grotte diaclase de la « Karelslé » à Waldbillig (Luxembourg) . Ce rapport vise à estimer le contenu palynologique des prélèvements dans l’optique de faire des analyses plus approfondies. Le site a été fouillé de 1991 à1997 par le Musée d’Histoire et d’art du Grand-Duché de Luxembourg sous la direction de F. Le Brun-Ricalens, actuel chargé de direction du Centre national de recherche archéologique (CNRA) du Grand-Duché de Luxembourg depuis 2011. En 2017, un programme de reprise des d’études paléobotaniques sur la grotte Karelslé a été engagé par le CNRA, sous la direction de L. Brou et F. Le Brun-Ricalens avec la collaboration de L. Gaudin (Arkéomap) et de H.-G. Naton (Géoarchéon). Il a consisté dans un premier temps à l’exploitation et à la publication par L. Gaudin (Gaudin, 2019) des analyses palynologiques inédites effectuées sur la séquence de la Karelslé par J. Heim (ancien Laboratoire de palynologie et dendrochronologie de Louvain-la-Neuve) pendant les fouilles en y intégrant les études anthracologiques de J.-M. Pernaud (en partie publiées). Au cours de l’été 2019, une campagne de prélèvements palynologiques et sédimentaires été entreprise par l’équipe sur la coupe témoin, en parallèle d’anciens prélèvements réalisés par Jean Heim (série A à H). Ce rapport fait état des résultats de tests sur cinq prélèvements palynologiques, sur un total de vingt-sept, afin de déterminer la densité et la qualité de l’enregistrement polliniques dans cette séquence limono-sableuse de la grotte Karelslé.
Les tests ont permis d’observer des pollens en petite quantité mais avec une diversité convenable. Les compositions polliniques ne semblaient pas présenter de conservations différentielles.
La fouille révéla un site occupé dès la période augustéenne et au moins jusqu’au IIe siècle. Cette étude vise à estimer le contenu palynologique des prélèvements dans l’optique de faire des analyses plus approfondies. Le site a été fouillé par le Service de l’archéologie préventive sous la direction de Monsieur Pierre Perrichon. L’étude a été commandée par le service avec l’accord de son directeur Monsieur Hervé Selles.
Cinq prélèvements ont été réalisés directement en stratigraphie, par US. Les tests se sont révélés négatifs.
Ce rapport vise à estimer le contenu palynologique des prélèvements dans l’optique de faire des analyses plus approfondies. L’étude a été commandée par le Service départemental de l’Archéologie, par l’intermédiaire de Monsieur Michel et avec l’accord du chef du service, Madame Régeard.
La fouille archéologique concerne une sépulture « multiple » datant du Mésolithique. Trois prélèvements ont été réalisés directement dans le sédiment enveloppant . D’une façon générale le contexte de conservation n’était pas très favorable. Les inhumations, « restées exposées à l’extérieur » et le sédiment ne présentaient pas de conditions anaérobies permanentes (ex. nappe d’eau). Les tests se sont révélés globalement négatifs.
Ce document présente les résultats des tests palynologiques de huit prélèvements réalisés lors de la fouille du bassin antique du site de Saint-Martin-du-Val à Chartres (28), opération archéologique C128.19. Ce rapport vise à estimer le contenu palynologique des prélèvements dans l’optique de faire des analyses plus approfondies.
Le site a été fouillé par le service archéologique de la ville de Chartres sous la direction de Monsieur Bruno Bazin. L’étude a été commandée par le service avec l’accord de son responsable Monsieur Laurent Coulon.
L’étude des échantillons a montré des résultats positifs. Des pollens ont systématiquement été détectés en nombre. Une trentaine de taxons a été identifiée.
Nous ne
constatons pas de conservations différentielles (ex. prépondérance
de quelques taxons : pollen de Cichorioïdées par exemple). Ce
constat est caractéristique de bonnes conditions de conservation
liées probablement au maintien d’un contexte anaérobie jusqu’à nos
jours.
L’extraction
de l’échantillon n°8 situé à l’interface entre l’US 10720 et l’US
10992 a livré une concentration pollinique moins importante que
pour les autres lots. Cet échantillon reste néanmoins exploitable à
conditions de monter et parcourir plusieurs lames.
Aucun
pollen « atypique » et qui aurait pu indiquer une
contamination récente n’a été observé. Par exemple aucun pollen
d’érable, essence pourtant très présente à proximité immédiate
du site, n’a été détecté. Les résultats ne semblent donc pas
être affectés par l’arrosage important du bassin.
En ce qui concerne le contenu pollinique, nous constatons une prédominance des pollens de plantes herbacées. Le paysage apparaît largement ouvert pour la plupart des prélèvements. De façon générale nous constatons les mêmes tendances entre les échantillons de l’US 10992 à savoir : une dominance des pollens de Poacées (ou graminées) avec quelques pollens de céréales et de plantes accompagnatrices de cultures (ex. Rumex sp., Chenopodiacées, Polygonum sp.).
Les
boisements sont faiblement représentés. L’orme, l’aulne, le
noisetier et le bouleau occupent probablement des secteurs humides de
la zone alluviale de l’Eure. Il semble y avoir un peu plus de pollens
d’arbres pour les échantillons de l’US 10720 (à confirmer).
Arkéomap était présent lors de cette journée consacrée à la conservtaion et restauration du bois archéologique. Elle permit de réunir des acteurs de la chaîne opératoire allant de la découverte de bois archéologiques à leurs conservation, puis restauration et valorisation. Cette journée s’est déroulée dans les locaux d’Arc’Antique. Bravo aux organisateurs!
ArkéoMap était présent lors des journées de l’ANACT qui se sont déroulées les 14-15 novembre à l’Auditorium de Musée d’Art Contemporain à Nice (06). Bravo à l’équipe du service archéologique de Nice Métropole pour l’organisation et leur accueil !!!
Cette formation de deux jours est régulièrement proposée aux personnes souhaitant s’initier à la géostatistique grâce à des logiciels libres : R et QGis.
Les objectifs de cette formation sont de deux ordres :
Acquérir des principes de base en Géostatistique : les principales méthodes d’interpolation (Krigeage, Splines, Inverse de la distance), rappels sur des méthodes statistiques.
Élaborer et appliquer des démarches d’analyses spatiales et notamment parvenir à mesurer des degrés de corrélation entre des distributions spatiales de différentes couches géographiques à l’aide de statistiques descriptives (analyses multivariées)
Public : Cette formation s’adresse aux professionnels amenés à exploiter des données spatiales (géomaticiens, chargés d’études, ingénieurs territoriaux, chercheurs, urbanistes…) souhaitant aller au-delà de la construction de cartes grâce à des concepts simples de la géostatistique. Exemples de structures d’appartenance des stagiaires : services des collectivités territoriales (services en géomatique et en urbanisme), instituts de recherche (ex. IRD, Universités, CNRS, INRA, INRAP, IFRMER) et sociétés privées (ex. dans les domaines de l’agronomie, des sols, de l’écologie, de l’archéologie, ex. LIMAGRAIN).
Intervenant : Loïc Gaudin, Docteur en Sciences de l’Environnement et chargé de cours à l’Université de Rennes 1, dirigeant d’ArkéoMap .
Organisation pédagogique :
présentation des principes théoriques sur la base d’un diaporama,
chaque partie de la formation est illustrée par des exercices grâce à
des ateliers pratiques sur des logiciels libres (utilisation de R, R
studio et Qgis),
un support « papier » d’une centaine de pages, résumant les
principes théoriques et pratiques est remis en début de formation à
chaque participant.
La formation a été conçue pour pouvoir être suivie en petits groupes voire en individuel. Chaque point théorique fait ensuite l’objet de manipulations ou exercices sur ordinateur. Une plage de temps est prévue en fin de formation pour faire des exercices sur des jeux de données préparés, mais ce temps peut aussi être mis à profit pour répondre à des problématiques particulières.
Pré-requis : Connaître les principes de base en SIG, être familiarisé à la manipulation de données.
La prise en main du logiciel R ne nécessite aucun pré-requis
particulier. Une initiation aux logiciels R et Rstudio est prévue en
début de formation.
Le nombre minimum de participants : 1 personne Le nombre maximum de participants : 3 personnes
Durée : 2 jours Horaires : 9h – 12h30 à 14h – 17h30
Dates : une session par an en fonction du nombre de participants. Les inscriptions pour les sessions de l’année en cours sont closes. Deux sessions sont prévues en janvier et mai 2020. Autres dates possibles sur demande.
Tarifs :
Communes, autres établissements publics : sur demande
Particuliers ou entreprises : Recherche d’un plan de financement
avec prise en charge de votre OPCA (dossier monté en collaboration avec
« NPK formation »)
Cette formation peut s’inscrire dans le cadre de la formation
continue. Elle est éligible aux financements des OPCA. Le dossier de la
convention de stage est monté en collaboration avec la société
« NPK-formation » référencée par Datadock.
Coordonnées : NPK Formation – 5 rue des Hauts Sablons 35400 St Malo
02 30 96 00 53 – http://www.npk-formation.com
email : contact@npk-formation.com
Ce document présente les résultats d’analyses de restes charbonneux retrouvés dans les comblements de dix structures archéologiques du site « Le Plain Gruchet » à Goustranville (14). Neuf de ces structures sont en lien avec différentes phases du système technique de la crémation pratiqué durant le 1er siècle ap. J.-C dans les environs de Caen. Ces structures sont en effet interprétées comme les vestiges de fosses-bûchers, fosses de rejets de bûcher, fosses avec vase-ossuaire… Une structure serait en revanche davantage associée à des activités de métallurgie. (Fig. 2).
Le site a été fouillé par le service archéologique du département du Calvados sous la direction de Monsieur Grégory Schutz. Une étude anthropologique a été réalisée par Madame Mélanie Gadacz. L’étude a été commandée par le service archéologique du département avec l’accord de son directeur Monsieur Vincent Hincker.
Un peu plus de 650 fragments ont été observés pour les dix structures. Seulement cinq taxons anthracologiques ont été identifiés dans cette étude. Le taxon dominant correspond au chêne suivi du hêtre détecté dans trois des dix structures. L’orme et la famille des Prunoïdées ont été observés uniquement dans une structure.
La faible diversité observée est vraisemblablement davantage liée aux fonctions funéraires ou artisanales des structures étudiées plutôt qu’à une réalité paléo-paysagère. Les mesures de largeurs de cerne réalisées sur les fragments de chêne de gros et moyen calibre ont permis de calculer des moyennes de largeurs de cerne pour onze prélèvements. Nous constatons des valeurs moyennes assez homogènes, centrées entre 1 et 2 mm. Ces valeurs correspondent à des croissances difficiles, en liaison avec des contextes abiotiques (ex. sols pauvres, météorologie,…) et/ou biotiques contraignants (compétition vis à vis des ressources, ex. chênaie dense).
Dans
la plupart des structures, le combustible utilisé a visiblement fait
l’objet de ramassages sélectifs tant au niveau des essences que de
la qualité du bois.
Pour
six des neuf ensembles charbonneux interprétés comme des rejets de
bûchers un seul taxon a été identifié : le chêne. Le hêtre,
réputé comme étant aussi un excellent combustible, a été observé
dans trois ensembles.
Ce
sont essentiellement des fragments provenant de bois de petit et
moyen calibre (branches) qui ont été observés.
L’étude
des quatre lots prélevés en stratigraphique pour la structure
[22]_78 a permis d’identifier un gradient du calibre des bois
utilisés
à l’intérieur du comblement. Des fragments provenant de bois de
petit calibre ont été observés en quantité dans les couches
profondes alors que les charbons provenaient plutôt de bois de
calibre intermédiaire dans les niveaux supérieurs. Ce constat
suggère un dépôt de brindilles et de petites branches destinées
probablement à la phase d’allumage dans le fond de la fosse suivi
d’un ajout de branches de calibre intermédiaire afin d’alimenter et
entretenir la combustion.
L’utilisation quasiment exclusive de bois de moyen et petit calibre a
probablement aussi été favorisée pour des raisons de « facilité »
de collecte.
Des
fragments d’aspect « luisant » ou « fendu-luisant »
ont presque systématiquement été détectés à l’intérieur des
lots provenant des restes de bûchers (à l’exception de la structure
[17]_94). Le phénomène à l’origine de l’aspect « luisant »
n’est pas encore parfaitement compris. Il semble néanmoins que des
contextes de combustion anaérobies et de hautes températures
soient favorables au processus de « vitrification »
(exemple : bas-fourneaux, fours, pratiques de charbonnage selon
Blaizot et
al., 2004 ;
Oilic, 2011). Il est donc vraisemblable que les bûchers, et plus
particulièrement « le cœur » de ces bûchers, aient
aussi constitué des contextes de combustion propices à la formation
de ces aspects.
Ce document présente les résultats d’analyses anthracologiques de quatorze prélèvements réalisés lors des campagnes de fouille de 2018 et 2019. Les opérations archéologiques concernent un ensemble de tombes médiévales datant du XIIe au XIIIe siècle et situées à proximité de la cathédrale de Nice (06), (opération CCN-2018 – 2019) (Fig. 1). Les prélèvements proviennent de « couches cendreuses » observées en fond de fosse. Le site a été fouillé par le service archéologique de la ville de Nice sous la direction de Madame Aude Civetta et l’accord de son directeur Monsieur Fabien Blanc- Garidel. L’étude a été commandée par le Service Régionale de l’Archéologie (DRAC PACA), affaire suivie par Madame Rebuffat.
209 fragments ont été observés pour les quatorze lots.
Les dépôts observés étaient systématiquement à dominance cendreuse. Très peu de charbons y ont été détectés. La majorité des fragments montrait une taille d’environ 1 mm, ils étaient presque invisibles à l’oeil nu. L’absence systématique de gros ou moyens fragments pose question. Les processus taphonomiques (fragmentation des charbons) ne semblant pas être en cause, le dépôt de cendres quasiment vierges de charbons semble être un choix délibéré.
14 taxons anthracologiques ont été déterminés sur l’ensemble du site. Ils proviennent des différents étages de la végétation méditerranéenne.
Ce document présente les résultats de l’analyse anthracologique de treize
prélèvements réalisés lors de l’opération archéologique AP167 près du collège sur la commune Le Neubourg (27). Les charbons ont été prélevés à l’intérieur de différentes structures attribuées aux périodes protohistoriques, antiques et mérovingiennes.
L’opération archéologique a été réalisée par la Mission archéologique
départementale de l’Eure sous la direction de M. WECH. L’étude a été commandée par M. WECH, responsable d’opération, avec l’accord de son directeur M. VIAND.
Cette étude vient apporter des éléments d’interprétation sous l’angle des vestiges ligneux. 516 charbons ont été étudiés pour 13 lots provenant de sept structures différentes.
Neuf taxons anthracologiques ont été identifiés dans cette étude. Les taxons les plus utilisés sont par ordre d’importance : le chêne (Quercus sp.), le hêtre (Fagus sylvatica), le chêne-châtaignier (Quercus sp. – Castanea sp.), le noisetier (Corylus avellana), les familles des Prunoïdées, des Pomoïdées puis dans une moindre mesure le charme (Carpinus betulus) et le saule (Salix sp.). Notons que les derniers taxons ne sont représentés que par quelques occurrences.
1. Les ensembles anthracologiques des structures protohistoriques :
hypothèse de fosses à charbonnage ?
L’étude des compositions anthracologiques mais aussi la description archéologique des quatre structures (parois rubéfiées, formes rectangulaires, profondeur) montrent beaucoup de similarités (cf. Fig. 1). Ces structures correspondent donc probablement à un même système technique en liaison avec une activité de combustion.
Au niveau anthracologique, les ensembles sont constitués presque exclusivement par des restes de bois de chêne de moyen et gros calibre. Quelques fragments de chêne et de Pomoïdées de petit calibre pourraient avoir été utilisés pour l’allumage dans les structures FR 180 et FR 119.
De plus, le bois de chêne semble avoir été brûlé à l’état « vert » car de
nombreuses fentes de retrait sont observées sur les fragments.
L’absence de « gros charbons » (peu de charbons sont supérieurs à un centimètre) est aussi à noter. D’après les courbures de cernes observées, ce sont pourtant des bois d’assez gros calibre qui ont été utilisés. Ce constat pourrait s’expliquer par des effets « mécaniques » du contexte de sédimentation. Mais on peut aussi émettre l’hypothèse d’un « tri » des plus gros charbons lors du désenfournage puis une récupération des plus gros éléments liés par exemple à des pratiques de charbonnage. Ce type de fosse de charbonnage protohistorique a par exemple été décrit dans une
étude menée par l’Inrap (Hamon, 2014) sur la commune de Quévert (22).
2. Les ensembles anthracologiques des structures mérovingiennes :
restes de bois d’allumage ?
Neuf taxons ont été identifiés pour l’ensemble des cinq lots. Parmi ces taxons, le noisetier, le genêt, le prunellier (Prunus sp.), les Pomoïdées, le chêne et le hêtre sont régulièrement détectés. Plus ponctuellement le charme et le saule ont aussi été détectés.
Les feuillus à bois tendres tels que le saule et le bouleau flambent bien et
rapidement, mais leurs braises durent peu. Ils n’ont que peu d’intérêt en tant que bois de chauffage ou combustible, si ce n’est leur utilisation pour le démarrage du feu. Les feuillus durs (ex. chêne, hêtre, châtaignier, Pomoïdée, Prunoïdée, charme), plus denses, se consument plus lentement et dégagent davantage de chaleur à condition qu’ils soient bien secs. Ce sont donc de meilleurs combustibles.
Une part importante des compositions anthracologiques semble provenir de brindilles et de bois de petit calibre. Seuls des fragments de chêne et de hêtre proviennent de bois de plus gros calibre. La détection de nombreux fragments provenant de bois de petit calibre pourrait être liée à des choix d’ordre « technique ». Ils sont d’une part plus faciles à couper et à collecter. D’autre part, ce type de bois produit une combustion intense et rapide, ce sont généralement des bois utilisés pour l’allumage. Quelques morceaux de bois de chêne et de hêtre de moyen calibre ont pu être utilisés pour la montée et l’entretien des combustions.
Le calcul de l’indice de Pareto sur les différents lots indique systématiquement que les compositions anthracologiques ont fait l’objet de ramassages sélectifs, conséquences probables de « choix techniques » (ex. choix d’essences et de calibres de bois particuliers lors de phases d’allumage).
Nous constatons que les restes des bois destinés à alimenter la combustion
apparaissent sous-représentés par rapport aux bois ayant servi lors de la phase d’allumage. Il pourrait s’agir d’une particularité liée au fonctionnement de la structure de combustion.