Archives du mot-clé archéobotanique

Sélection de charbons en vue de datations radiocarbones pour 11 prélèvements effectués sur le site de la colline du château à Nice (Nice, 06).


Cette étude vise à extraire puis analyser des charbons prélevé lors de la fouille de la colline du Château.
L’objectif est d’analyser ces charbons afin d’identifier les essences, mais aussi d’observer un certain nombre de traits anatomiques en vue de sélectionner des fragments pour des datations radiocarbones et ainsi préciser la datation des niveaux des prélèvements.
Il est en effet utile de connaître l’origine des fragments (brindilles ou grosse branche, appartenance du fragment à l’aubier ou au bois de cœur) afin d’éviter l’effet « vieux bois » sur les datations.

GAUDIN L., 2021 – Sélection de charbons en vue de datations radiocarbones pour 11 prélèvements effectués sur le site de la colline du château à Nice (Nice, 06). Rapport d’étude anthracologique, septembre 2021, 35 p. (Destinataire public : Service d’archéologie de Nice Côte d’Azur, R.O. M. Y. Petite, Dir. M. F. Blanc-Garidel)

Analyse des fragments charbonneux prélevés lors de l’opération archéologique du site « Les Bas Vergers » sur la commune de Maisons (14).

La fouille concerne des structures attribuées aux périodes néolithiques, de La Tène, gallo-romaines, du Haut-Moyen Age et de l’époque moderne.
Les restes charbonneux étudiés ont été prélevés à l’intérieur des comblements de deux structures, l’une correspond à un fossé circulaire du 7ème siècle (structure 30), l’autre à un fossé fin Tène moyenne – début Tène final (structure 106). Cette opération a été menée par le service départemental d’archéologie du Calvados. La fouille ci-présente a été dirigée par Mme Audrey Leffet. L’étude a été commandée par le service avec l’accord de son directeur, M. Vincent Hincker.

 

GAUDIN L., 2021 – Analyse des fragments charbonneux prélevés lors de l’opération archéologique du site « Les Bas Vergers » sur la commune de Maisons (14). Site 1, Liaison douce Sully-Port-en-Bessin. Opération 164380. Rapport d’étude anthracologique, 31 p. (Destinataire public : Service départemental d’archéologie du Calvados, R.O. Mme Leffet, Dir. M. Hincker)

Analyse des fragments charbonneux prélevés lors de l’opération archéologique du « Grand Sanctuaire » sur le site de Gisacum, Le Vieil-Evreux (27).

Cette étude anthracologique fait suite à l’opération archéologique effectuée sur le « Grand Sanctuaire » du site de Gisacum au Vieil-Evreux (27) en 2019. Cette opération triennale a été menée par la Mission Archéologique Départementale de l’Eure. La fouille a été dirigée par Sandrine Bertaudière, archéologue de la Mission Archéologique Départementale.

GAUDIN L., 2021 – Analyse des fragments charbonneux prélevés lors de l’opération archéologique du « Grand Sanctuaire » sur le site de Gisacum, Le Vieil-Evreux (27). Campagne de fouille de 2019. Sondages S14, S39, S51. Opération 172808. Rapport d’étude anthracologique, 67 p. (Destinataire public : Mission Archéologique Départementale de l’Eure, R.O. Mme Bertaudière, Dir. M. Brun)

Analyses palynologiques de prélèvements réalisés en stratigraphie lors de l’opération « Place du Général de Gaulle », sur la commune de Eze (06).

Dans le cadre d’un projet de construction d’un parking souterrain sur la commune d’Eze (06), une fouille préventive a été réalisée par le service d’Archéologie Nice Côte d’Azur de janvier à juillet 2021 sur une surface de 2200 m². L’intervention a révélé une occupation continue entre l’époque Républicaine et l’Antiquité Tardive (IIe s. av – VIIe ap. s. J.-C.) matérialisée par une importante concentration de fosses dépotoirs contenant des rejets domestiques, un bâtiment, un grand bassin maçonné et des vidanges de crémations funéraires. Une petite fosse isolée datée par la céramique de l’âge du Bronze marque une phase antérieure dans l’occupation du site.
Ce document présente les résultats d’analyses palynologiques de trois prélèvements réalisés dans le comblement d’un grand bassin probablement destiné au captage d’eau. Les échantillons proviennent des niveaux de colmatage de la structure. La structure est datée de l’Antiquité tardive.
Les prélèvements ont été réalisés par le service archéologique de Nice Métropole sous la direction de M. Brice Chevaux .
Ce rapport fait suite a une pré-étude qui visait à estimer le contenu palynologique des échantillons. Les résultats des tests étant prometteurs, l’analyse plus approfondie des trois prélèvements a été retenue.

L’étude des associations polliniques a permis d’identifier des groupements végétaux de cultures, de friches et de jachères, de communautés rudérales : lieux de pacage, chemins, zones d’habitats.
Plusieurs taxons polliniques allochtones ont été identifiés : les céréales dont le seigle, le chanvre / houblon et probablement aussi le lin.
Quelques attestations d’olivier, de vigne et de noyer sont aussi à noter. Ces observations sont cohérentes avec l’analyse anthracologique réalisée sur les restes charbonneux retrouvés dans les comblements de la même période (Gaudin, 2021).
En ce qui concerne les végétations forestières, des formations de résineux (pins), de chênaies méditerranéennes, de boisements clairs et de boisements humides sont aussi perçues, mais elles devaient être très clairsemées dans le paysage ou relativement éloignées du bassin.

GAUDIN L., 2021 – Analyses palynologiques de prélèvements réalisés en stratigraphie lors de l’opération « Place du Général de Gaulle », sur la commune de Eze (06). Opération : PDG 49.20. 22p. (Destinataire public : Service d’archéologie Nice Côte d’Azur. R.O. B. Chevaux, Dir. M. Blanc-Garidel).

Tests palynologiques de cinq prélèvements réalisés dans des comblements de fosses de l’Age du Bronze final du site « Les Fraudes » à Sandillon (45)

La commune de Sandillon est située à une vingtaine de kilomètres au sud-est d’Orléans. Le tracé de la future route traverse le Val de Loire. La fouille, faisant 3000 m², concerne un segment routier situé dans le lit majeur de La Loire, sur les communes de Jargeau et Darvoy. La fouille concernait un habitat de l’Âge du Bronze et quelques traces d’occupations de la période antique.
Ce document présente les résultats de tests palynologiques de cinq prélèvements réalisés dans des fonds de fosses datés de l’Âge du Bronze final.
Au regard de l’état de conservation global des pollens, de la diversité observée, la poursuite de l’analyse de ces échantillons paraissait peu pertinente.

Fête de la Science à Gisacum Mission Archéologique Départemental de l’Eure (Vieil-Evreux, 27)

Participation à la Fête de la science de la Science organisée sur le site de Gisacum (Vieil-Evreux), samedi 10 octobre.

Il sera notamment possible d’y rencontrer des spécialistes en archéologie, de découvrir leurs méthodes et techniques. L’anthracologie et la palynologie y auront une bonne place!

Fig. Photographie d’un grain de pollen et détail d’un charbon

Des visites des réserves et du temple gallo-romain ainsi qu’un atelier de fouille pour les enfants seront aussi présentés.

Vieil-Evreux (27), site de Gisacum – Sondages S39 et S51 : étude anthracologique

Cette étude anthracologique fait suite à l’opération archéologique effectuée sur le « Grand Sanctuaire » du site de Gisacum au Vieil-Evreux (27) en 2018. Cette opération triennale a été menée par la Mission Archéologique Départementale de l’Eure. La fouille a été dirigée par Sandrine Bertaudière, archéologue de la Mission Archéologique Départementale.

L’étude anthracologique porte sur une sélection de 60 prélèvements charbonneux. 19 lots ont été prélevés à l’intérieur du comblement du « second puisard » (Sondage 51) et 41 lots proviennent des sondages situés devant le temple central (S39 et S42).

L’attribution chronologique des lots s’étend sur la période allant de la phase II.5c (vers le milieu du IIIe siècle) à la phase III.2 (IVe siècle). Les prélèvements du sondage 51 (comblement du conduit du second puisard) correspondent plus précisément à la phase III.1 à III.2.

Les restes anthracologiques proviennent de 60 prélèvements réalisés dans les sondages S39, S42 et S51. Environ 2000 charbons ont été étudiés.

28 taxons anthracologiques ont été identifiés dans cette étude : la plupart de ces taxons ont été identifiés dans les lots du puisard (S51) durant la phase III.1 et III.2 (entre 280 et 380 ap. J.-C.). Sept taxons ont été déterminés dans les couches situées devant le temple central (sondage S39) mais les effectifs étudiés étaient moins importants.

Si l’on écarte les prélèvements de la phase II.5c, dont les lots étaient peu importants et composés principalement de chêne (Quercus sp.), du genre Prunus et de résineux avec le sapin (Abies sp.) et le pin (Pinus sp.), les compositions anthracologiques des périodes II.5d, III.1 et III.2 sont dominées par cinq taxons : le chêne (Quercus sp.), le genre Prunus sp. (prunellier, merisier, cerisier), le frêne(Fraxinus sp.), les Pomoïdées etl’érable(Acer sp.).

D’autres taxons ont ensuite été identifiés de façon régulière durant ces trois phases : le hêtre(Fagus sylvatica), le noisetier(Corylus avellana), le bouleau(Betula sp.), le tilleul(Tilia sp.)l’orme (Ulmus sp.), le tilleul (Tilia sp.), le sureau(Sambucus sp.), le cornouiller(Cornus sp.), l’orme (Ulmus sp.), le sapin (Abies sp.), le pin (Pinus sp. dont Pinus type pinea ou type pinaster et des résineux non identifiés : Gymnosperme),le buis (Buxus sp.), le genévrier (Juniperus sp.), la famille des bruyères (Ericaceae), le genêt (Fabaceae type Cytisus), le fusain (Euonymus europaeus), le nerprun (Rhamnus catharticus), le charme (Carpinus betulus), le chêne-châtaignier (Quercus sp. – Castanea sp.), le saule (Salix sp.), le saule – peuplier (Salix sp. – Populus sp.), la viorne (Viburnum sp.).

Notons que ces derniers taxons ne sont parfois représentés que par quelques occurrences.

L’identification des taxons ligneux permet de proposer différentes associations écologiques (Rameau et al., 1989) :

  • le groupement forestier de la chênaie diversifiée avec le chêne (Quercus sp.), le chêne-châtaignier (Quercus sp. / Castanea sp.), l’érable (Acer sp.), l’orme (Ulmus sp.), le tilleul (Tilia sp.), le charme (Carpinus betulus) et le groupement de la chênaie-hêtraie avec le chêne (Quercus sp.), le hêtre (Fagus sp.), l’érable (Acer sp.) et le frêne (Fraxinus sp.), voire le sapin (Abies alba). Notons que le groupement de la chênaie-hêtraie est détecté dans la plupart des prélèvements. Il correspond au groupement forestier caractéristique de la période du Subatlantique, largement détecté par la palynologie et majoritaire dans le nord-ouest de la France (Gaudin, 2004).
  • les « landes-fourrés », lisières forestières, haies, associations héliophiles : avec la détection des Pomoïdées,Prunoïdées (Prunus sp.), du sureau (Sambucus sp.), noisetier (Corylus avellana), du cornouiller (Cornus sp.), du nerprun (Rhamnus catharticus), du fusain (Euonymus europaeus), du genévrier (Juniperus sp.), du buis (Buxus sp.). Le genêt (Fabaceae type Cytisus) et les Ericaceae sont plutôt synonymes de landes. Ces végétations attestent l’existence d’espaces ouverts ou clairsemés dans l’aire de ramassage. Les communautés végétales de landes et la détection régulière du noisetier correspondent probablement aux premiers stades de recolonisation végétale d’espaces exploités puis abandonnés.
  • les boisements hygrophiles sont perçus avec le frêne (Fraxinus sp.), le saule (Salix sp.), le saule / peuplier (Salix sp. / Populus sp.), l’orme (Ulmus sp.), la viorne (Viburnum sp.). Ces boisements pourraient provenir d’une zone humide, de bord de cours d’eau ou depuis la zone alluviale de l’Iton ou de l’Eure.
  • Plantes importées, favorisées, ornementales (?) : le sureau (sambucus sp.), le genre prunus sp., les Pomoïdées ont pu être favorisés pour leurs fruits. Le buis (Buxus sp.), le genévrier ont pu être utilisés comme plantes ornementales. Enfin, plusieurs résineux ont été détectés. Si le sapin pectiné (Abies alba), le pin sylvestre (Pinus type sylvestris / mugo / nigra), voire le genévrier (Juniperus sp.) sont peut être subspontanés dans la région (?), quelques fragments de pin type pinea ou pinaster (?) sont plus probablement d’origine méridionale. Notons que la plupart des taxons et l’ensemble de ces formations ligneuses avaient aussi été reconnus lors d’une précédente étude anthracologique (Gaudin, 2018). Cette étude portait sur des prélèvements du sondage 39 et du comblement d’un premier puisard (sondage S 28) datés de la phase III.1. Il n’a pas toujours été possible de percevoir l’ensemble des formations ligneuses pour chacune des périodes. En effet, seuls les boisements de type chênaie et les boisements héliophiles ont été identifiés pour la phase II.5c (Fig. 117), mais cette période est moins « pourvue » en échantillons. En revanche, l’ensemble des formations ligneuses a été perçu durant les autres phases II.5d, III.1 et III.2 (Fig. 118, 119 et 120), ce qui montre une stabilité de l’aire de ramassage mais aussi de l’environnement boisé au moins durant ces trois phases.

Les mesures de largeurs de cerne réalisées sur les fragments de chêne de gros et moyen calibre ont permis de calculer des moyennes de largeurs de cerne pour une vingtaines de prélèvements. Nous constatons des valeurs moyennes assez homogènes, centrées majoritairement entre 1 et 2 mm. Ces valeurs correspondent à des croissances difficiles, en liaison avec des contextes abiotiques (ex. sols pauvres, météorologie,…) et/ou biotiques (compétition vis à vis des ressources, ex. chênaie dense) contraignants. Aucune évolution des largeurs moyennes n’est perceptible entre les phases II.2d, III.1 et III.2, ce qui laisse penser là aussi à une stabilité de la structure du paysage environnant, mais aussi de l’aire de collecte du bois de chêne.

En ce qui concerne le calibre du bois utilisé, nous constatons pour l’ensemble des prélèvements une majorité de fragments montrant des courbures de cerne fortes et intermédiaires. Quelques charbons de sections entières allant de quelques millimètres à 4 cm ont régulièrement été observés. Des calculs de diamètres minimum ont été réalisés sur plusieurs lots (P02-1206, P02-1204, P02-1210). Ils ont permis d’estimer des diamètres allant de 40 mm à 100 mm. Les fragments montrant des courbures de cerne faibles sont assez rares, ils correspondent généralement à du chêne. C’est donc avant tout du bois de branches, voire de brindilles qui a globalement été utilisé sur l’ensemble des phases II.5c à III.2. Seuls quelques charbons de chêne pourraient provenir de bois de gros calibre mais qui n’ont dû être utilisés que ponctuellement…

Lien vers le rapport.

Rennes (35), Rencontres interdisciplinaires sur l’anthropisation des milieux




Ces rencontres organisées dans le cadre des Séminaires Archéologiques de l’Ouest à l’Université de Rennes 1 (OSUR), ont permis d’aborder de nombreux thèmes : avec des synthèses de travaux en carpologie, palynologie, malacologie, archéozoologie, mais aussi des techniques novatrices : parasitologie, phytoarchéologie, expérimentation d’abatage d’arbres avec les techniques néolithiques… cf. Programme et résultats ci-joint.

Bravo aux organisatrices ! : Svenja Höltkemeier, Anna Baudry, Elsa Neveu, Cecilia Rodriguez Loredo

Programme et résumés RiAM 2019

Grentheville (14), opération rte de Soliers : étude anthracologique

Cette étude anthracologique porte sur un prélèvement réalisé dans une couche charbonneuse recouvrant le fond d’une fosse laténienne. Le site concerne une occupation domestique du second âge du fer.

Cette opération a été menée par l’INRAP. La fouille ci-présente a été dirigée par Jan Vernon, responsable d’opération.

307 charbons ont été analysés. L’ensemble anthracologie est apparu monospécifique. En plus des déterminations et des mesures dendrologiques classiques (largeurs de cernes, types de courbure, aspects des charbons, traces de découpes, de xylophages, etc…), nous avons procédé à des mesures dites de « calibration » (estimation des diamètres minimum du bois par mesures d’angle des rayons) afin de préciser l’origine des bois.

Cette étude a permis de constater des faits archéobotaniques intéressants, notamment en ce qui concerne la qualité du bois utilisé mais aussi sur le type de gestion forestière par la mise en relation des largeurs moyennes de cerne et de la position radiale des fragments estimé par calibration.

Rapport d’analyse