Plesder (35) : Analyse des fragments charbonneux prélevés lors de l’opération archéologique d’un atelier de métallurgie gallo-romain. Site de « Pilleverte II » à Plesder (35).

Cette étude présente les résultats d’analyses de restes charbonneux prélevés lors des différentes campagnes de fouille effectuées sur le site de « Pilleverte II » à Plesder (35).
Le site correspond aux vestiges d’un atelier de réduction de fer à scories de
typologie dite en « plaquettes » de la période gallo-romaine (2ème moitié IIe-début IIIe s. ap. J.-C). Il a été identifié lors de prospections en 1997 (Vivet, 1997).
Selon l’archéologue, le fonctionnement de l’atelier semble assez « standardisé ». Il n’apparaît pas de véritables spécificités « locales ». Il pourrait faire partie de la logistique romaine du secteur. Dans l’état actuel des recherches, le site peut être rapproché des ateliers identifiés au village les Martys dans les montagnes noir dans l’Aude (Domergue et al., 1999), du site de Roche Brune identifié à l’est de la forêt de Sillé-le-Guillaume en Sarthe (Sarreste, 2008) et du site Le Buisson à Saint- Evroult de Montfort dans l’Orne (Langlois, 2005).

Dans les grands traits, le site se compose :
– d’une « halle de travail de métallurgie », à l’intérieur de laquelle on a
identifié l’emplacement d’un bas fourneau, d’une zone d’épuration et d’une
zone de stockage de charbons entre les 2 espaces,
– d’un ferrier (zone de rejet des scories) qui a recouvert une zone
charbonneuse, probablement de stockage,
– des zones de stockage de charbons de bois, de minerais grillés,
– d’une aire domestique.
De nombreux lots de charbons ont été collectés dans les différentes structures du site.

La principale problématique de cette analyse anthracologique vise à qualifier la qualité du combustible utilisé lors des différentes phases de la chaîne opératoire pratiquée dans l’atelier de métallurgie.

Le site a fait l’objet de sondages (1999, 2011) et fouilles (2016, 2017, 2018) par le Centre Régional d’Archéologie d’Alet sous la direction de J.-B. Vivet.
L’étude a été commandée par le Centre avec l’accord de sa directrice Madame Catherine Bizien-Jaglin.