Nort sur Erdre (44) : Analyse des fragments charbonneux prélevés lors des opérations archéologiques des sites du « Prutot » et de « La Verrière » sur la commune de Nort Sur Erdre (44). Opération 186489.

Cette étude présente les résultats d’analyses de restes charbonneux prélevés lors d’une fouille menée sur les sites du « Prutot » et de « La Verrière » sur la commune de Nort sur Erdre (44).
Le site du « Prutot » correspond à une occupation antique, probablement du Haut empire, alors que l’occupation du site de « La Verrière » serait datée de la fin du Haut Moyen Âge – Moyen Âge Central.
Pour le site du Prutot, les contextes des prélèvements sont surtout des
comblements de fosses (Fs 1191, Fs 1143, Fs 1289, Fs 1339). La plupart des
prélèvements charbonneux sont décrits en position secondaire. Toutefois, une structure de type « four avec alandier et chambre de chauffe » (FR 1145) a été identifiée et livra une quantité importante de charbons. L’analyse des restes pourrait permettre d’aborder des aspects plus fonctionnels.
Les structures ayant livré des charbons sur le site de La Verrière semblent plus variées : comblements de fosses, fossés et foyer. Les charbons collectés sont là aussi probablement en position secondaire, mais l’étude devrait permettre de préciser les essences, la collecte et l’utilisation du combustible sur ce site. Quelques prélèvements semblaient être en relation avec des éléments architecturaux carbonisés (restes de torchis?).
Au regard du contexte archéologique et des premiers éléments d’interprétation du site, l’analyse anthracologique a été menée en fonction de trois objectifs :

  • Tenter de percevoir l’origine des rejets de charbons. A-t-on affaire à des restes de combustible ou de bois d’oeuvre,
  • tenter de caractériser la qualité du combustible utilisé sur le site. En déduire si les assemblages ont fait l’objet de pratiques de charbonnage, s’ils sont plutôt caractéristiques d’usages domestiques ou artisanaux,
  • caractériser les boisements qui existaient dans les aires de ramassage.

Cette opération a été menée par le service archéologique de Loire-Atlantique. La fouille ci-présente a été dirigée par Matthieu Yacger. L’étude a été commandée par le service avec l’accord de sa directrice, Hélène Mavéraud-Tardiveau.