Grentheville (14), opération rte de Soliers : étude anthracologique

Cette étude anthracologique porte sur un prélèvement réalisé dans une couche charbonneuse recouvrant le fond d’une fosse laténienne. Le site concerne une occupation domestique du second âge du fer.

Cette opération a été menée par l’INRAP. La fouille ci-présente a été dirigée par Jan Vernon, responsable d’opération.

307 charbons ont été analysés. L’ensemble anthracologie est apparu monospécifique. En plus des déterminations et des mesures dendrologiques classiques (largeurs de cernes, types de courbure, aspects des charbons, traces de découpes, de xylophages, etc…), nous avons procédé à des mesures dites de « calibration » (estimation des diamètres minimum du bois par mesures d’angle des rayons) afin de préciser l’origine des bois.

Cette étude a permis de constater des faits archéobotaniques intéressants, notamment en ce qui concerne la qualité du bois utilisé mais aussi sur le type de gestion forestière par la mise en relation des largeurs moyennes de cerne et de la position radiale des fragments estimé par calibration.

Rapport d’analyse

Isola (06), opération de la place Vieille : étude anthracologique.

Fragment de mélèze (coupe transversale)

Le site a été fouillé par le service archéologique de Nice Métropole sous la direction de Mme Lise Damotte.
Isola est une commune située dans le massif du Mercantour, à une soixantaine de kilomètres au nord de Nice. Le site se trouve entre 800 et 900 mètres d’altitude, ce qui correspondrait sur le littoral aux étages méso- et surpraméditerranéen. Mais la situation géographique, alpine, de la commune rapproche ces altitudes à l’étage montagnard. Il faut noter par ailleurs que l’accès à des altitudes supérieures à 1500 mètres peut s’effectuer dans ce secteur en à peine une heure de marche.
Les charbons étudiés proviennent de différentes structures dont la chronologie s’étend du Néolithique, au Haut Moyen-âge (VIIIe – IXe siècle).

Les restes anthracologiques proviennent de 28 prélèvements correspondant à des structures archéologiques de différentes natures : couche d’incendie, comblement de foyer, couche d’occupation, four d’atelier de métallurgie… 1500 charbons ont été étudiés.

Nice (06), opération de la Caserne Filley II : étude anthracologique

Ce document présente les résultats anthracologiques des prélèvements réalisés lors de l’opération archéologique du site de la caserne Filley II (CF 46.17), Place Vieille à Nice.
Le site a été fouillé par le service archéologique de la ville de Nice.
Les charbons étudiés proviennent d’une part du comblement d’une fosse antique (structure 119) et d’autre part du comblement d’un alandier de four d’époque moderne.

Les restes anthracologiques proviennent de 4 prélèvements. 270 charbons ont été étudiés.

Six taxons anthracologiques ont été déterminés sur l’ensemble des quatre
prélèvements. Cette faible diversité ne permet pas de bien caractériser les
associations végétales de provenance (cf. fig. 8).

  • Pour ce qui concerne l’étude de la fosse antique (FS 119), les fragments
    d’éricacées (type bruyère arborescente ou arbousier) pourraient provenir de formations de fourrés des étages mésoméditerranéens voire thermoméditerranéens. Le pin de type sylvestre / mugo / noir correspond à un spectre écologique large, puisqu’on le retrouve depuis l’étage collinéen à l’étage subalpin.
    Ces taxons avaient aussi été identifiés lors de l’analyse anthracologique des sépultures à inhumation attribuées à la phase 2 (3e – 4e siècle ap. J.-C.) sur le site de la caserne Filley (Gaudin, 2017).
  • L’analyse des charbons prélevés dans le comblement du four FR 67 a permis d’identifier quatre taxons résineux. Il s’agit de fragments provenant de branches de mélèze et de branchettes de pin (type pin pignon).
    Le mélèze correspondrait à l’étage subalpin alors que le pin pignon serait davantage associé à l’étage mésoméditerranéen.
    Notons l’absence d’essences hygrophiles pourtant régulièrement détectées dans les précédentes études (Gaudin, 2017 ; Gaudin, 2018).
    Enfin, la vigne avait déjà été identifiée par l’intermédiaire de quelques charbons retrouvés lors de la fouille de 2017, dans les prélèvements du « bâtiment 1 » attribués entre le XVe et XVIIe siècle (Gaudin, 2017).

Louviers (27), opération « AP 150 » : Tests palynologiques

Ce document présente les résultats des tests palynologiques de trois prélèvements réalisés lors de l’opération archéologique « AP 150 » sur la commune de Louviers (27).

Ce rapport vise à estimer le contenu palynologique des prélèvements dans l’optique de faire des analyses plus approfondies.

Le site a été fouillé par la Mission Archéologique Départementale sous la direction de Monsieur Vincent Dartois. L’étude a été commandée par le service avec l’accord de son directeur Monsieur Antide Viand.

L’observation des échantillons a livré des résultats pauvres en microrestes (les concentrations absolues n’excèdent pas 700 pollens / mL ce qui est très peu comparé aux concentrations obtenues dans des dépôts organiques, souvent supérieurs à 50000 pollens / mL). Seulement sept taxons polliniques, un type de spores et quelques microfossiles non polliniques ont été identifiés lors de ces tests (Fig. 3 et 4). Les prélèvements des US 79 et US 457 sont particulièrement pauvres.

La détection systématique et relativement importante des spores de Lycopodes introduits dans les volumes extraits (de 92 à 104 Lycopodes comptés, Figure 4), témoigne de la réussite du traitement physico-chimique d’extraction du matériel sporo-pollinique. Ce constat montre aussi que la faiblesse du stock pollinique tient à la pauvreté des sédiments et non à la méthodologie employée pour l’extraction.

Les quelques pollens et spores identifiés notamment dans le prélèvement de l’US 450, correspondent à des végétations aquatiques, arborescentes et herbacées :

– Quelques pollens pin (Pinus sp.) et de noisetier (Corylus sp.) ont été détectés.

Chartres (28), opération archéologique « rue chemin de fer » : étude anthracologique

Ce document présente les résultats de l’analyse anthracologique de 16 prélèvements de sédiments charbonneux réalisés lors des opérations archéologiques « C309-06 » et « C309-11 » situées rue du chemin de fer à Chartres (28). Le site concerne une occupation romaine du haut-empire, mêlant des activités à la fois domestiques et artisanales (atelier de métallurgie).

Cette opération a été menée par le service archéologique de la Ville de Chartres. La
fouille ci-présente a été dirigée par Pascal Gibut, archéologue du service
archéologique. L’étude a été commandée par le service avec l’accord de son
directeur Monsieur Laurent Coulon.

Les restes anthracologiques proviennent de seize structures attribuées au haut-empire. L’ensemble des lots anthracologiques a été observé. 463 charbons ont été étudiés et environ 200 fragments ont fait l’objet de mesure de « calibration » (mesures d’angle pour estimer les diamètres minimum).

Douze taxons anthracologiques ont été identifiés dans cette étude. Les taxons les
plus utilisés sont par ordre d’importance : le chêne (Quercus sp.), le hêtre (Fagus
sylvatica), le bouleau (Betula sp.), puis dans une moindre mesure, les Pomoïdeae,
le saule (Salix sp.), le saule / peuplier (Salix sp. / Populus sp.), le chênechâtaignier
(Quercus sp. – Castanea sp.), l’érable (Acer sp.), l’aulne (Alnus sp.), le
frêne (Fraxinus sp.), le genre Prunus sp., le noisetier (Corylus avellana). Notons
que les derniers taxons ne sont représentés que par quelques occurrences.

Les mesures de calibration réalisées sur les fragments de chêne ont montré  des diamètres situés entre 6 et 22 cm pour une grande partie des charbons.

La mise en relation des mesures de calibration avec des mesures de largeurs de cernes en plus d’observations de ressauts de croissance sur quelques fragments, ont permis d’avancer l’hypothèse de collectes de bois à l’intérieur de boisements de type « taillis-sousfutaie», mode de gestion forestier alternant des phases de croissance et d’éclaircies.

Rapport d’analyse

 

Luxembourg – synthèse des analyses archéobotaniques luxembourgeoises holocènes

L’objectif de cet article vise à établir un état de l’art concernant les études archéobotaniques luxembourgeoises de l’Holocène et d’illustrer le propos par les analyses réalisées dans la grotte diaclase de la Karelslé (Waldbillig).
Pour cela, nous avons inventorié et géolocalisé l’ensemble des résultats archéobotaniques
luxembourgeois publiés depuis les années 1950. Ces études correspondent à des analyses
palynologiques (études de pollens fossiles), des analyses anthracologiques (étude de charbons de bois) et des analyses carpologiques (études de graines fossiles ou carbonisées). Ce travail a permis de constater quelles étaient les périodes et secteurs documentés mais aussi de mieux cerner les points faibles et les facteurs expliquant la répartition spatiale de ces études.
Afin d’illustrer le propos, nous nous sommes appuyés sur les résultats, jusqu’alors inédits,
d’une étude palynologique réalisée par J. Heim en 1992 dans les niveaux archéologiques de la grotte-diaclase de Waldbillig-Karelslé. Nous avons profité de l’inventaire pour retracer les grands traits de l’évolution de la végétation dans le secteur de la grotte.

Lien vers l’article

Nice (06), opération archéologique près de la cathédrale – tombe T.399 (analyse palynologique)

Ce document présente les résultats de l’analyse palynologique de trois prélèvements
réalisés lors de la fouille d’une tombe du Moyen Age, à proximité de la cathédrale de Nice
(06), (opération CCN-18, 26, T.399).
Ce rapport fait suite a une pré-étude qui visait à estimer le contenu palynologique de six
prélèvements. Même si le contenu palynologique constaté lors des tests était
relativement pauvre et en mauvais état de conservation, nous avons cherché ici à
compléter les trois échantillons jugés les plus intéressants, à savoir les prélèvements
effectués près des genoux, de l’os coxal et du crâne.
Le site a été fouillé par le service archéologique de la ville de Nice sous la direction de
Madame Aude CIVETTA et l’accord de son directeur Monsieur Fabien Blanc-Garidel.
L’étude a été commandée par le Service Régionale de l’Archéologie.

Rapport d’analyse à télécharger.

Chartres (28), quartier de Rechèvres (C273.22) : tests palynologiques

Ce document présente les résultats des tests palynologiques de quatre prélèvements réalisés lors de la fouille du site du quartier de Rechèvres à Chartres (28), (opération C273.22, numéro 0610779).

Ce rapport vise à estimer le contenu palynologique des prélèvements dans l’optique de faire des analyses plus
approfondies.

L’opération archéologique a été réalisée par le service archéologique de la Ville de
Chartres sous la direction de Mme Fanny GAUTHIER. L’étude a été commandée par
Mme Fanny GAUTHIER, responsable d’opération, avec l’accord de son directeur M.
Laurent COULON.

Les prélèvements proviennent d’un enclos daté de la fin de la tène finale/période
augustéenne. L’étude palynologique porte sur une sélection de 4 prélèvements réalisés en
stratigraphie. Les tests se sont révélés très pauvres.

Rapport d’analyses à télécharger

Onnaing (59), opération 158551 : étude palynologique

Ce document présente les résultats de l’analyse palynologique de deux prélèvements réalisés lors de l’opération archéologique du site d’Onnaing (59), (opération 158551). Le site date du Haut Moyen-Age.
Ce rapport fait suite a une pré-étude qui visait à estimer le contenu palynologique de
quatre prélèvements. Seulement deux prélèvements ont été retenus.
Le site a été fouillé par la société Archéopole sous la direction de Madame Hélène
Assémat. L’étude a été commandée par la société avec l’accord de son directeur Monsieur
Laurent Gubellini.

De façon générale, la composition pollinique est dominée par les pollens d’herbacées
(90% des pollens pour l’échantillon F566). Ce constat permet d’évoquer un paléopaysage
très ouvert autour du site, même s’il faut probablement pondérer cette tendance à cause
de la sur-représentation de certains pollens d’herbacées résistants (ex. Cichorioïdées et
Asteracées).

L’impact des activités humaines est nettement perçu à l’intérieur de la composition
pollinique de l’échantillon de la structure F566 (US 5664). Des végétations de cultures
(pollens de Cerealia type détectés en abondance) associées aux groupements de friches
et de jachères, de communautés rudérales, mais aussi de prairies hygro- à mésophiles
pâturées suggèrent un paysage marqué par les pratiques agro-pastorales.

Rapport d’analyses à télécharger.

Dardez (27), opération AP-089 : étude anthracologique

Le site concerne des occupations allant de la préhistoire à l’époque moderne, mêlant des structures probablement d’origines domestiques, artisanales et d’habitats. La plus grande partie des structures correspond aux périodes du Bas-Empire et au Moyen Age.

L’opération archéologique a été réalisée par la Mission archéologique
départementale de l’Eure sous la direction de Mme Théolas. L’étude a été
commandée par Mme Théolas, responsable d’opération, avec l’accord de son
directeur M. Viand.

Les restes anthracologiques proviennent de 20 prélèvements réalisés dans 18
structures. Environ 700 charbons ont été étudiés.

Les taxons les plus utilisés sont par ordre d’importance : le chêne (Quercus sp.), le
hêtre (Fagus sylvatica), l’érable (Acer sp.), le genre Prunus sp. (merisier ou
cerisier), le taxon « chêne-châtaignier » (Quercus sp. – Castanea sp.) et le
noisetier (Corylus avellana). Notons que les derniers taxons ne sont représentés
que par quelques occurrences.

La diversité taxonomique est pauvre. Cela s’explique par l’origine des bois brûlés :
bois d’oeuvre ou combustions à vocation artisanale. Il est donc difficile de percevoir
une image objective de la diversité de l’environnement ligneux à partir de ces
données.
Le calcul de l’indice de concentration de Pareto sur les charbons du prélèvement
n°40 a permis de montrer que 20% des taxons représentaient 50% des charbons.
Or, dans les communautés végétales actuelles 20% des taxons correspondent à
80% de la biomasse. Le résultat ne respecte donc pas le rapport d’équilibre connu
(Chabal et al., 1999). Si l’on en croit cet indice, la composition anthracologique
constatées est probablement déformée à cause de ramassages sélectifs, elle ne
correspond donc pas à la diversité de la végétation ligneuse qui devait exister dans
l’aire de ramassage autour du site…

Rapport d’analyse à télécharger.