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Herlies (59) – opération ZAC des Haut Champs Sud : étude palynologique

Pollen de Rosaceae « type Pyrus »

Ce document présente les résultats de l’analyse palynologique de trois prélèvements réalisés lors de l’opération archéologique de la ZAC des Hauts Champs Sud à Herlies (59). Les prélèvements ont été réalisés dans des niveaux de comblement de fossés d’enclos datant de La Tène. La structure « d’un puits à clayonnage » serait plus ancienne (Age du Bronze).

Ce rapport fait suite a une pré-étude qui visait à estimer le contenu palynologique de treize prélèvements réalisés dans les fossés d’enclos. Seulement deux prélèvements provenant des comblements d’enclos ont été retenus en plus du prélèvement réalisé à l’intérieur d’un « puits à clayonnage » .

Le site a été fouillé et étudié par la société Archéopole (responsable M. Laurent Gubellini).

l’étude du prélèvement du puits à clayonnage à livré davantage d’information que les 2 autres prélèvements. Même si l’information palynologique est déformée à cause des conservations différentielles de certains pollens, on a pu identifier plusieurs associations végétales (chênaie diversifiée, boisements hygrophiles, friches et jachères, végétations rudérales, prairies hygro et mésophiles pâturées). Quelques rares pollens de Céréale ont été observés, ainsi qu’un reste d’ascospore du groupe coprophile, indicateur probable d’herbivores.

Sarzeau (56) : domaine de Suscinio (tests palynologiques)

Tests palynologiques de cinq prélèvements
réalisés lors d’un diagnostic archéologique à proximité du château de Suscinio à Sarzeau (56).

Ce rapport vise à estimer le contenu palynologique des prélèvements dans l’optique de faire des analyses plus approfondies.

Le diagnostic a été réalisé sous la conduite du service départemental d’archéologie du Morbihan sous la direction de Madame Karine Vincent. En parallèle, une étude
géoarchéologique a été menée sur différents point de sondage par la société
GéoArchEon (Carole Vissac).

Le diagnostic archéologique a été mené à proximité du château préalablement à
des aménagements du site (nouvelles voies de circulation piétonnières, parkings).
Les parcelles diagnostiquées sont situées en périphérie du château, aux abords du
hameau de Kermoisan, en arrière de la lagune, aux abords de l’étang et de la
roselière de Corn er Pont. Les sondages ont pu faire l’objet d’études
géoarchéologiques (Vissac C., 2018). Dans le cadre de l’étude palynologique, seule
la tranchée 35 (parcelle 66), localisée à quelques mètres du bord ouest de l’étang
de Corn er Pont, a été retenue. En effet, ce sondage semblait réunir des conditions
taphonomiques à priori favorables à la conservation pollinique, grâce aux conditions
anaérobies induites par la zone humide.
Les conditions sédimentaires du site sont particulières car l’étang de Corn er Pont
est alimenté par le ruisseau de Suscinio recueillant lui-même les eaux de plusieurs
zone humides périphériques au château et il est aujourd’hui encore en connexion à
une lagune en arrière-dune littoral de l’anse de Suscinio.
La parcelle 66 diagnostiquée est située en contrebas de la route longeant le
château. La tranchée 35 a fait l’objet d’un log géoarchéologique (n°22) (Vissac,
2018). Une côte de 2,68m NGF a été mesurée en surface et une profondeur de
2,70 mètres a pu être atteinte pour identifier le substrat rocheux. La
stratigraphie est donc actuellement située dans la zone de battement des marées.
Les prélèvements ont été réalisés le long de la colonne stratigraphique au cours du
diagnostic en avril 2018. Ils ont tous été positifs.

Malanville (Bénin), Bassin sédimentaire de Kandi : tests palynologiques

Le sujet de thèse de M. ISSIFOU FATIOU Adiss Kamal porte sur l’étude géologique du
minerai de fer oolithique du bassin de Kandi. L’objectif en faisant une étude
palynologique est de reconstituer l’environnement de dépôt des sédiments riches en minerais.

Les tests ont été réalisés sur deux nodules de minerais mais n’ont révélé que de très rares microrestes.

 

 

 

Neubourg (27) – opération AP 167 : tests palynologiques

Dans le cadre d’une opération archéologique sur la commune de Neubourg (27) organisée par La Mission archéologique départementale de l’Eure (RO P. WECH), trois prélèvements provenant des comblements de fossés protohistoriques et d’une mare antique ont fait l’objet de tests palynologiques. Les résultats ont révélé très peu de microrestes sporo-polliniques. Quelques MNP ont toutefois été observés.

Chartres (28) : op. archéologique C 352.2 de Bourgneuf (tests palynologiques)

L’opération archéologique a été réalisée par le service archéologique de la Ville de
Chartres sous la direction de M. Jérémie VIRET. L’étude a été commandée par M.
VIRET, archéologue avec l’accord de son directeur M. Laurent COULON.

Les prélèvements ont été réalisés dans un puits du Haut Moyen-Age à
environ 13 m de prof, dans des niveaux inondés et scellés par une
couche de débris calcaires et de silex dans le quartier de bourgneuf (op. C352.2). La couche a été datée par la céramique au 6e s. Les tests ses ont révélés négatifs.

Caudebec-lès-Elbeuf (76), Opération « 124 Rue de la République » : étude anthracologique

charbon d’érable (Acer sp.)

Ce document présente les résultats de l’analyse anthracologique de 23 prélèvements de sédiments charbonneux réalisés lors de l’opération archéologique du « 124 rue de la République à Caudebec-lès-Elbeuf (76)». Le site concerne une occupation romaine datée entre le Ier et la première moitié du IIe siècle, mêlant des structures probablement d’origines domestiques (latrines, puits, comblements détritiques, fosse dépotoir).
Le site a été fouillé par la Mission Archéologique Départementale sous la direction de Monsieur Pierre Wech. L’étude a été commandée par le service avec l’accord de son directeur Monsieur Antide Viand.

Les restes anthracologiques proviennent de dix structures attribuées au Ier et à la
première moitié du IIe siècle.

Cette étude repose sur l’observation de 565 charbons. Très peu de fragments
supérieurs à 5mm ont pu être examinés, toutefois des observations complètes ont
pu être menées à bien sur les petits charbons.

Cette étude a permis de constater quelques faits archéobotaniques intéressants,
notamment en ce qui concerne la qualité du bois utilisé dans les structures de
combustions environnantes.

– d’une part, les ensembles composés majoritairement, voire exclusivement par
des fragments de chênes (dont chêne-châtaignier) et de hêtre, généralement
de gros et moyens calibres.
L’utilisation de bois de moyen et gros calibre caractérise plutôt des
combustions avec des phases d’entretien de feu importantes.
Ces charbons pourraient être liés à l’utilisation de fours ou à des activités
artisanales. En effet, un nombre réduit de taxons est souvent dicté par un
choix technique. De plus, les aspects « luisants » détectés sur certains lots
serait le signe de conditions particulières de combustion, telles
que de fortes variations de températures comme « un refroidissement rapide
de surfaces chaudes en conditions anaérobies » (conditions réductrices) (Blaizot
et al., 2004).
– d’autre part, les ensembles avec des calibres hétérogènes composés de bois
de petits, moyens et gros calibres. Dans ces ensembles le hêtre et le chêne
sont toujours systématiquement détectés mais ils
sont parfois associés à davantage de taxons.
On constate que les fragments de chêne proviennent de branches et troncs
d’arbres alors que les autres taxons, y compris le hêtre peuvent correspondre
à la fois à du bois de gros , moyens et petits calibres, voire de brindilles.
Ces constatations sont probablement la conséquence de systèmes techniques
alternant des phases d’allumage (avec utilisation de bois de petits calibres,
plus ou moins de « tout venant ») et des phases d’entretien de foyers (bois de
gros calibres). Ce type de composition est plutôt à rapporcher de foyers
domestiques, voire de certaines activités artisanales nécessitant des
combustions ponctuelles.

Une dizaine de taxons ont été identifiés et provenant de groupements forestiers (chênaie – hêtraie), de boisement clairs et de boisements hygrophiles.

Besse-en-Chandesse (63) – 13ème rencontres Archéobotaniques 2018

ArkéoMap était présent au 13ème rencontres Archéobotaniques qui se sont déroulées sur la commune de Besse-en-Chandesse (63).

Ces rencontres étaient organisées par Manon Cabanis (INRAP) et Caroline Schaal (GeoArcheOn) notamment.

Ces journées ont permis d’aborder de nombreux exemples d’études archéobotaniques  : avec des techniques « classiques » en carpologie, palynologie, anthracologie, écologie mais aussi des techniques en devenir : base de données, parasitologie, études des diamètres de bois, paléo génétique, Microfossiles Non Polliniques, Macrorestes…

Cf. les PréActes-RA2018

 

Saran (45) – Opération archéologique de la ZAC « Portes du Loiret » – zone D : Etude anthracologique

perforations scalariformes - Corylus - grossissement x500 - photographie ArkéoMap.
Détail de perforations scalariformes caractéristiques du noisetier (Corylus avellana). Observation sur le lot de l’US 60162 (EA 6091), grossissement x500, (photographie ArkéoMap).

Le rapport publié présente les résultats de l’analyse anthracologique de 6 prélèvements
de sédiments charbonneux réalisés lors de l’opération archéologique du site de
Saran (45), ZAC Portes du Loiret (Secteur Bassin de rétention et Zone D). Le site
concerne une occupation de type artisanale (un four de potier) et domestique mise en place le long d’un axe routier durant le haut Moyen Age (Fig. 25).
Le site a été fouillé par le service d’archéologie préventive du Département du
Loiret sous la direction de Madame Amélie Laurent-Dehecq. L’étude a été
commandée par le service avec l’accord de son directeur Monsieur Eric Gauthier.

Cette étude repose sur l’observation d’environ 350 fragments dont beaucoup ce
sont révélés difficiles à étudier car en cours de minéralisation ou trop fragmentés.
Très peu de fragments supérieurs à 5mm ont pu être examinés, toutefois des
observations complètes ont pu être menées à bien sur les petits fragments.
Cette étude a permis de constater quelques faits archéobotaniques intéressants,
notamment en ce qui concerne la qualité du bois choisi pour alimenter le four de
potier (fragments de chêne de gros à moyen calibre d’aspect luisant, les mesures de largeurs de cernes ont montré des valeurs hétérogènes et un contexte de croissance des arbres plutôt ouvert).

Charbon de chêne "fendu-luisant". Coupe transversale vue sous loupe binoculaire (laboratoire ArkéoMap). Grossissement x 20.
Charbon de chêne (Quercus sp.) d’aspect « fendu-luisant » (EA 1023 – US 100042.1). Coupe transversale vue sous loupe binoculaire (laboratoire ArkéoMap). Grossissement x 20.

Chartres (28) – Opération archéologique de Saint-Martin-au-Val : Etude palynologique

Prélèvement palynologique en stratigraphique, ARKEOMAP, Loïc GAUDINCette étude présente les résultats de l’analyse palynologique de quatre prélèvements  réalisés lors de la fouille du bassin antique du site de Saint-Martin-du-Val à Chartres (28), opération archéologique C128.17. Les prélèvements ont été réalisés dans des niveaux postérieurs à l’abandon du bassin antique.

Ce rapport fait suite a une pré-étude qui visait à estimer le contenu palynologique de six prélèvements. Seulement quatre prélèvements ont été retenus.
Le site a été fouillé par le service archéologique de la ville de Chartres sous la direction
de Monsieur Bruno Bazin. L’étude a été commandée par le service avec l’accord de son responsable Monsieur Laurent Coulon.

La fouille archéologique d’un bassin situé à proximité du sanctuaire antique de Saint-
Martin-du-Val (28), concerne un vaste complexe cultuel occupé entre le 1er siècle et le
IIIe siècle.

Les conditions taphonomiques du site sont particulières car les vestiges se trouvent dans
la zone alluviale, ennoyées sous le niveau de l’Eure. Cette situation procure des
conditions anaérobies pour les niveaux stratigraphiques les plus profonds, contextes à
priori favorables à la conservation des restes organiques et des pollens.
Dans l’état actuel des fouilles, le bassin possède un comblement singulier constitué de
bois enchevêtrés et emmêlés qui semblent avoir été brûlés. Leur excellent état s’explique
par une conservation en milieu humide.

Les prélèvements ont été réalisés le long de la colonne stratigraphique au moment de la
fouille (mai 2017).

Les résultats obtenus décrivent  un paysage en déprise agricole, marqué par la reconquête
forestière : les arbres pionniers tels que le noisetier et le bouleau sont en augmentation
alors que les indices d’activités agricoles (céréaliculture) et d’occupations humaines sont
quasiment absents.

Rapport d’étude.

Evreux (27) : opération place Sepmanville (étude palynologique)

L’opération archéologique a été réalisée par le service archéologique de la Mission
Archéologique Départementale de l’Eure sous la responsabilité de Monsieur P.
WECH. L’étude a été commandée par Monsieur Ph. FAJON du Service Régional de
l’Archéologie de Normandie et Monsieur O. BOURHIS du service « Aménagement
urbain et paysage » de la Ville d’Evreux.
Les prélèvements ont été réalisés dans des niveaux de comblement en périphérie
des remparts de la ville. Ils sont datés du XVIe siècle.

Les trois échantillons étudiés se sont révélés positifs et ont permis unes description paléo-paysagère.

La proportion entre les taux de pollens d’arbres et taux de pollens de plantes
herbacées reste semblable. On constate environ 15% à 25% de pollens d’arbres
pour les trois prélèvements. Ce constat pourrait correspondre à un paysage ouvert
à proximité du site et boisé dans des secteurs mieux drainés et un peu plus
éloignés de la ville.
Les taxons d’arbres identifiés permettent d’interpréter la « chênaie-hêtraie » et la
« chênaie diversifiée » (chêne, hêtre, orme, tilleul, charme, noisetier, bouleau).
Des pollens d’aulne, de saule et de peuplier proviennent vraisemblablement de
boisements hygrophiles situés à proximité de l’Iton. Néanmoins, l’interprétation
spatiale de ces groupements de zones humides est complexe, car les pollens
peuvent avoir été transportés par la rivière depuis des secteurs éloignés,
potentiellement depuis l’ensemble du bassin-versant.
On note aussi des taux réguliers du bouleau et du noisetier, taxons caractérisant
des boisements clairs. On les trouve potentiellement dans la plupart des
écosystèmes, même s’ils restent avant tout des arbres pionniers par excellence. Ils
profitent donc peut-être d’espaces en déprise agricole pour se développer.

D’un point du vue qualitatif, ces associations forestières sont cohérentes vis à vis
des compositions polliniques identifiées dans la région pour cette période. La
détection à la fois du chêne, du hêtre, du charme permet de caractériser la seconde
partie de la période Subatlantique du nord-ouest de la France (Gaudin, 2004).
En ce qui concerne les végétations herbacées, on identifie une mosaïque paysagère
hétérogène sous l’influence des activités humaines.
On constate tout d’abord des végétations de cultures : les céréales dont le seigle, le
lin, le chanvre ou le houblon. Notons que ces attestations palynologiques ont toutes
été corrélées par les résultats carpologiques, excepté pour le houblon (com. pers.
P. Wech). Les taux de céréale sont assez importants (environ 5% dans l’US 21)
pour ces cultures qui produisent et diffusent relativement peu de pollens. On peut évoquer la proximité de systèmes techniques associés au traitement des céréales
(ex. battages, stockages?) pour expliquer ces taux. La détection de pollens de
chanvre pourrait être liée au traitement des fibres végétales dans les environs.
D’autres groupements végétaux ont été identifiés tels que les végétations de
friches et jachères, de prairies hygrophiles à mésophiles pâturées, mais aussi de
végétations rudérales caractéristiques des zones d’habitations, de chemins, de lieux
de pacages.
Enfin, l’identification de quelques pollens de plantes aquatiques montre l’existence
de zones inondées, parfois profondes, en liaison avec l’Iton. Là non plus, il n’est
pas possible de localiser précisément l’origine de ces végétations.