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La Bouëxière (35) – Journées Européennes du Patrimoine 2017 : visite et initiation à la fouille

L’association BUXERIA associée à ArkéoMap organiseront deux visites guidées du site de Chevré lors des journées du patrimoine, le dimanche 17 septembre 2017. RDV à 10h30 et 14h30 (durée de la visite environ 2h).

La visite suivra un parcours le long de différents points d’intérêts du site : pont « romain » (XIIIe), vestige du moulin (XIIIe), motte et vestiges de la tour (XII–XIIIe), chapelle (XII–XVIIe).

D’autre part nous prévoyons trois séances d’initiation à la fouille archéologique pour les enfants de 8 à 12ans (mise en œuvre autour d’un simulateur de fouille).

Ces séances se dérouleront à l’intérieur de la chapelle de Chevré et seront programmées à 10h30, 14h30 et 16h (durée environ 1 heure). Douze places sont disponibles par séance aussi il est préférable de réserver.
Réservation par email : contact.buxeria@gmail.com (préciser Prénom, nom et horaires souhaitées).

Tarif : 3 euros / enfant

Contact : Loïc Gaudin, président de l’association BUXERIA Archéologie Histoire de La Bouëxière
Email : contact.buxeria@gmail.com
Tel. 06 52 90 06 46
site Web : www.buxeria.wordpress.com

Hérouvillette (14) : Opération de la RD 513 – étude palynologique

Cette étude présente les résultats de l’analyse palynologique de dix prélèvements réalisés lors de la fouille du site de Hérouvillette (14), opération archéologique de la RD513. Les prélèvements ont été réalisés dans des structures attribuées aux périodes
antiques et de La Tène.
Ce rapport fait suite a une pré-étude qui visait à estimer le contenu palynologique de quinze prélèvements. Seulement dix prélèvements ont été retenus.
Le site a été fouillé par le service départemental d’archéologie du Calvados sous la
direction de Monsieur Jan VERNON. L’étude a été commandée par le service avec l’accord
de sa directrice Madame Nicola COULTHARD.

Les dix prélèvements étudiés permirent d’obtenir des diversités (ex. 12 à 21 taxons par
échantillon) et des concentrations polliniques (210 à 1208 grains/cm3) assez faibles,
mais somme toute attendues pour ce type de contexte sédimentaire.
Les structures étudiées ne sont à priori pas restées saturées en eau, aussi l’oxydation des
pollens et des conservations différentielles affectent les résultats (ex. sur-représentation
des pollens de Cichorioïdées, des spores monolètes et trilètes).
Compte tenu des conservations différentielles observées, il est difficile d’interpréter
pleinement les valeurs quantitatives des résultats.
Ainsi, les taux de pollens d’arbres calculés sont globalement très faibles (presque
systématiquement inférieurs à 5%) ce qui correspondrait à des paysages très ouverts. Ce
constat reste assez cohérent avec les résultats obtenus par ailleurs dans la région. Ainsi
L. Lespez (2005) constate qu’ « à partir de l’Age du Fer, la végétation arborée et
arbustive (chênes, noisetiers) devient très faible » en prenant pour exemple la Mue, à
l’ouest de Caen. Néanmoins, dans le cadre de cette étude, au regard des problèmes de
conservation et de représentativité évoqués, nous ne pouvons complètement affirmer
cette hypothèse.
En revanche, l’étude des associations polliniques a permis d’identifier des groupements
végétaux avec plus de fiabilité et ainsi de décrire les grands traits des paysages
végétaux.

La comparaison des compositions polliniques obtenues à l’intérieur des différentes
structures ne permet pas de percevoir de modifications paysagères majeures. Les
différences sont probablement davantage liées aux fonctionnements et aux dynamiques
sédimentaires propres à chaque structure plutôt qu’à de réels changements de paysages.
Même si les pollens d’arbres sont rares, les taxons identifiés permettent d’identifier la
« chênaie diversifiée » (chêne, tilleul, charme, noisetier, bouleau). Quelques pollens
d’aulne et de peuplier proviennent vraisemblablement de boisements hygrophiles, peut être depuis la zone alluviale de l’Orne.
D’un point du vue qualitatif, ces associations ne sont pas incohérentes vis à vis des
compositions polliniques identifiées dans la région pour la période du début du
Subatlantique. Citons les exemples des études polliniques de la vallée du Dan à Blainvillesur-
Orne par D. Barbier (2011), de la vallée de la Mue par M. Clet-Pellerin ( L. Lespez et
al., 2005), de la péninsule de la Hague par M. Clet-Pellerin (L. Lespez et al., 2004). On note tout de même l’absence de certains taxons régulièrement détectés dans ces autres
études comme l’orme et le hêtre.
Des végétations de cultures associées aux groupements de friches et de jachères mais
aussi de prairies hygro- à mésophiles pâturées suggère un paysage environnant marqué
par les pratiques agro-pastorales.
Des pollens « Cerealia type » (Figure 9) ont régulièrement été détectés, en plus
d’attestations de Cannabis/Humulus (Figure 7) dans plusieurs échantillons.

La Bouëxière (35) – JNA 2017 : Journée de médiation archéologique auprès des classes.

Dans le cadre des Journée nationales de l’archéologie, ArkéoMap associé à l‘association Buxeria et au CERAPAR ont investi le site de Chevré (commune de La Bouëxière) pour présenter l’histoire du site et pour organiser une journée de médiation archéologique auprès de scolaires de deux classes de la commune. Cette journée a été marquée par une initiation à la fouille et à la post-fouille grâce à un simulateur de fouille archéologique.

Le projet s’est concrétisé par l’observation de vestiges d’une tour du XIIIe et par une initiation à la fouille et à la post-fouille grâce à plusieurs simulateurs : fouille d’une inhumation et d’un foyer domestique du Moyen-age. L’accent a été mis sur le relevé archéologique et les différentes techniques de post-fouille dont le cœur de métier d’ArkeoMap : l’archéobotanique.

A une époque où les écrans et la réalité virtuelle apparaissent de plus en plus présentes dans les projets de valorisation archéologique, (ce qui dans bien des contextes peut être un facilitateur d’interprétation incontestable), faire observer, expliquer des vestiges et mettre « la main à la pâte » a été très bien reçu par les enfants et les enseignants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frépillon (95) – Opération de la ZAC des Epineaux – Sect. A – étude palynologique

Juglans. Photo ARKEOMAP - Loïc GAUDINCe document présente les résultats de l’analyse palynologique de six prélèvements réalisés dans un silo de La Tène finale (SI 454) et dans le comblement d’un fossé attribué à la transition «  La Tène ancienne à La Tène moyenne » (Fossé 356) lors de la fouille du site de Frépillon (95), ZAC Epineaux 3.
Ce rapport fait suite a une pré-étude qui visait à estimer le contenu palynologique de neuf prélèvements. Seulement six prélèvements ont été retenus.
Le site a été fouillé par le service départemental d’archéologie du Val d’Oise sous la direction de Madame Caroline Touquet. L’étude a été commandée par le service avec l’accord de son directeur Monsieur Patrice Rodriguez.

Nice (06) – Opération archéologique Caserne Filley – étude anthracologique

Charbon de vigne - ARKEOMAPDans le cadre de l’aménagement de la ligne de tramway « ouest-est », une opération archéologique a été réalisée par le service archéologique de la métropole de Nice Côte d’Azur (RO R. Mercurin). Cette étude a fait l’objet d’un appel d’offre public. L’étude anthracologique porte sur des vestiges de différentes périodes allant du 3e siècle avant J.-C. au Moyen-Age.
Une cinquantaine de structures ont été qualifiées (Etude des calibres des bois de provenance, types de combustion, déterminations taxonomiques, interprétations ethnologiques et autécologiques des compositions anthracologiques, rédaction d’un rapport scientifique…).

Saint-Vincent-sur-L’Isle (24) – Opération archéologique des Grands-Bois – étude palynologique

Ce docupollen quercus arkeomapment présente les résultats de l’analyse palynologique d’un prélèvement réalisé lors de la fouille du site des « Grands Bois » à Saint-Vincent-sur-l’Isle (24). Le site comprend un ensemble d’ateliers de réduction du minerai de fer ayant
fonctionné du XIe au XVe siècles.
L’opération archéologique a été réalisée sous la direction de J. Bonnenfant avec l’aide du département de La Dordogne .
Les observations microscopiques ont été réalisées au sein du laboratoire ArkéoMap, les extractions au laboratoire POLEN.

D’après J. Bonnenfant, « le site des Grands Bois englobe toute une série de
vestiges liés aux phases préliminaires du travail du fer. Réparties sur la totalité
d’une couche sidérolithique (soit 75 ha), les zones d’extractions et de préparations
du minerai de fer côtoient les ateliers de réduction. Onze de ces derniers ont été
localisés grâce à leurs déchets de production dont les amoncellements sont encore
visibles dans la forêt.
Le site fait l’objet d’une étude depuis 2012, qui s’est concrétisée à partir de 2013
par une campagne de fouille renouvelée annuellement; le but de ces recherches
étant d’acquérir des données chronologiques pour la majorité des ferriers de
réduction afin de comprendre l’évolution de l’occupation du site au cours du temps.
Il s’agit de savoir si nous sommes confrontés à des vestiges résultant d’ateliers
ayant fonctionné de manière étalée dans le temps ou au contraire, s’ils
correspondent à une intense activité qui s’est concentrée sur une période assez
courte. Les premiers résultats tendent à privilégier la seconde hypothèse, dont la
principale phase d’activité daterait du bas Moyen Âge. Les aspects technologiques
et les modalités techniques du fonctionnement des ateliers font également partie
des thématiques de recherche ».

Le prélèvement étudié provient d’une couche noirâtre scellée par une butte d’argile.
Les résultats de l’extraction pollinique se sont révélés décevants. Seulement
quarante grains de pollens et de spores ont pu être comptés. La rareté des pollens
et l’absence de conservations différentielles s’expliquent plutôt par un dépôt
pollinique très faible dès l’origine.
L’étude des associations polliniques a permis d’identifier deux grands types de
groupements végétaux autour du site : la chênaie et une prairie à caractère mésoà
hygrophile. Néanmoins, les très faibles effectifs polliniques obligent à considérer
ces résultats avec précaution.
Aucune attestation pollinique de plantes de cultures, d’adventices ou de rudérales
n’a été détectée.

 

Frépillon (95) – Opération de la ZAC des Epineaux – Sect. A – étude anthracologique

Charbon de chêne (Quercus sp.) - photo ARKEOMAP - grossissement *20Le site a été fouillé par le service départemental d’archéologie du Val d’Oise sous la direction de Madame Caroline Touquet. L’étude a été commandée par le service avec l’accord de son directeur Monsieur Patrice Rodriguez.

Les charbons étudiés proviennent pour partie  des vestiges d’un établissement attribué au second Age du Fer (La Tène B2/C1 principalement) . Les charbons provenaient de diverses structures (fosses, silos, trous de poteaux, foyers). L’étude a permis d’estimer le calibre des bois utilisés, l’état des bois brûlés, de discerner les charbons en provenance de foyers et de bois d’œuvre.
Des mesures de largeurs de cernes ont pu être réalisées permettant de qualifier le contexte de croissance des arbres.

Accès au rapport